•   Lorsqu'on parle d'archéologie, combien de personnes penseraient à ce vaste territoire qu'est la Chine ? Pas grand monde, il est tellement plus naturel de se tourner vers l'Egypte ou la Grèce, pourtant, le pays regorge d'histoires...

    La Chine Néolithique 5000-2000 avant notre ère

      La Chine ancienne s'étend du Néolithique à la dynastie des Han (206-220), mais nous traiterons, ici, seulement de l'époque la plus ancienne, bien avant les premières dynasties, que ce soit les mythiques Xia ou les Shang. Tout d'abord, reprenons rapidement la géographie. Le territoire est découpé par des chaînes montagneuse à l'ouest, le fleuve Jaune (Huang He) au nord et le fleuve Bleu (Chang Jiang Jangzhi) au sud. Les principales aires géographiques se trouvent entre la Vallée moyenne du fleuve Jaune, qui traverse plusieurs provinces, et la plaine du fleuve Bleu. Il est simple de retenir le nom de ces régions qui fonctionnent par paires : Hebei, Henan, Shanxi, Shandong, Hubei, Hunan, Sichuan, Shaanxi et Liaoning (nord).

    He = fleuve
    Bei = nord
    Nan = sud
    Hu = lac
    Xi = ouest
    Dong = est
    Shan = montagne


      Le domaine archéologique s’ouvre sur la période néolithique, de 5000 à 2000 av. J.-C. avec des jades et des céramiques, se poursuit avec des bronzes des dynasties Shang et Zhou, œuvres majeures auxquelles il convient d’ajouter d’importantes collections, sont des éléments de harnachement et de charrerie, de miroirs et d’agrafes en bronze ainsi que de monnaies et de laques. Il y a plusieurs cultures en parallèle dans le bassin moyen du fleuve Jaune et sur le littoral.

     

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  • Le racisme, cette xénophobie conservatrice

    Voici un sujet qui nous a malheureusement tous touché, peu importe nos origines : le racisme, ou plus exactement la xénophobie si nous partons du principe qu'il n'existe de nos jours, aucune race humaine, seulement des différences ethniques. Revenons tout d'abord sur la définition du racisme "Idéologie fondée sur la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races » ; comportement inspiré par cette idéologie. Attitude d'hostilité systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes.". 

    Les origines de ces maux 

    La xénophobie est un concept ancré dans nos sociétés depuis... Depuis pratiquement le début de la civilisation. Pourquoi est-elle là depuis si longtemps ? Au début, un groupe de personnes se rassemblait en fonction de leurs caractéristiques, principalement du lieu d'habitat assez proche, par exemple les différentes peuplades qui se sont rapprochées pour former Rome entre le mont Palatin et le mont Aventin au VIIIe siècle avant notre ère. Par conséquent, afin de préserver la continuité puis la prospérité de la communauté les hommes ont cru bon d'aller se battre et d'inférioriser l'autre. D'où la diffusion de l'idée que l'ennemi est mauvais, ignorant, faible, car oui, ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire, ou du moins la grande majorité ! 

    Mais aujourd'hui, pourquoi cela continue-t-il ?

    Ceci est une excellent question, pourquoi ? Dans nos sociétés mondialisées, nous pouvons voir que cette xénophobie est encore présente, des restes d'une antique idéologie que nous n'arrivons pas à défaire. Il y a un mois je me faisais insulter dans le train parce que j'étais française, hier encore, parce que j'ai des origines asiatiques. Bref, même les métisses s'en prennent de tous les côtés sous prétexte que "Les hybrides, c'est mal", "les races ne doivent pas se mélanger". Des énormes bêtises en soi. Oui, il y a bien différentes ethnies avec des différences physiques dues à une adaptation au milieu, avec une culture et traditions singulières. Mais cela doit-elles être brimées ? Non, ne soyons pas ethnocentriste, voyons ! Vous devez bien savoir qu'il n'existe pas de races humaines, mais une seule espèce avec ses nombreuses variantes, que l'on nomme "ethnie". Le minimum du respect est bien de nommer les choses, n'est-ce pas ? Être respectueux envers autrui, ne pas lui être hostile parce qu'il est différent, nous ne choisissons pas nos origines, notre couleur ne doit pas nous définir totalement, mais plutôt nos actes, nos pensées. Le racisme, la xénophobie sont des maux conservateurs qu'il faut dépasser. 

    La solution, l'intégration ?

    Le racisme, cette xénophobie conservatrice

     Il y a quelques temps une polémique a eu lieu, vous en avez sans doute eu vent, celle entre Nadine Morano et Rokhaya Diallo, la première catégorisant un grand nombre de citoyens de "Français de papiers". Les réseaux sociaux sont une fois de plus, un reflet de la pensée des personnes qui n'osent pas le dire en face, parce que "J'ai peur d'être jugé"... Une bonne blague. Des vagues de haine, des deux côtés, se sont déferlées sur les deux protagonistes. Ensuite, un argument est revenu de plus en plus : "Les Italiens et Portugais se sont mieux intégrés que les musulmans". Je me suis étouffée, non, les étrangers plus anciens ont connu les mêmes persécutions, et ce n'est qu'après plusieurs décennies que cela s'est apaisé. Cela ? Grâce à une intégration progressive, tout en gardant sa culture première. Nous sommes plus riches grâce à ces mélanges, il faut en être fier. 

    Je suis métisse, je suis Française, je suis Européenne, je suis humaine.


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  • Le démon jaune - La sainte mayonnaise

    Sur une idée de Miss Louna (oui encore), voici un petit poème sans queue ni tête sur... De la mayonnaise. Oui, il m'a fallu dix minutes pour l'écrire. Humour quand tu nous tient !

    Je regarde mon âme de paillettes dans ce beau miroir. 
    C'est vraiment la fête, l'heure de gloire !
    Mon regard est plus brûlant que la braise 
    Dès que je vois de la mayonnaise.
    Le chemin pour l'avoir est un labyrinthe,
    Mais quel bonheur lorsqu'on l'étreinte.
    Un corps plus rare que l'or,
    Un teint qui se compare à l'aurore.
    Je deviens une licorne.
    Quelle jolie corne !
    Je refuse tout échange,
    J'accepte seulement vos louanges.
    La sainte mayonnaise est mon cœur,
    N'attendez plus, c'est l'heure !
    Que j'aime ce restaurateur !
    Un magnifique tournesol,
    Comment ça je suis folle ?
    Ne faîtes pas d'amalgame,
    Le mal doux et calme, c'est l'aspartame.
    Très loin d'être amaigrie,
    Car la mayonnaise, c'est la vie.
    Je suis une beauté fatale, 
    Ma passion est phénoménale !


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  •    Une petite vidéo sur un sujet qui reste malheureusement important dans notre société, un véritable problème public : la culture du viol. Traité ici par l'excellente équipe de "Et tout le monde s'en fout", à voir et à revoir, tout comme les autres sujets de cette chaîne.


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  • La jalousie céleste feat Miss Louna

    Je vous présente ce soir une petite collaboration avec Miss Louna réalisée en une soirée... Pour le plaisir. Cette fois-ci nous nous sommes attaquées à un genre théâtrale assez particulier, deux scénettes très courtes à la façon de l’Épopée de Gilgamesh, héros et roi akkadien. Pourquoi ? Tout simplement car nos deux protagonistes sont dieux akkadiens qui apparaissent dans cette épopée, Sin et son fils Shamash !

     

    Scène 1

    Les dieux akkadiens s'envient, Sin la Lune va sur le Mont Zagros pour s'exprimer face à cette situation délicate.

     

    Sin s'approche d'un miroir avant de se confronter à Shamash

    Encore une nouvelle journée, une journée que je ne pourrais toujours pas contempler, terrer dans l'obscurité lunaire. Mon teint blafard ne me quitte jamais, aussi blanc que la neige, aussi pâle qu'un mort. Je ne suis qu'une ombre, l'ombre du Soleil, du dieu Shamash. Ô toi, Roi Soleil (il pointe son compagnon) pourquoi as-tu dérobé ma lumière ? La tienne ne te suffisait-elle pas ? Faudrait-il que tu sois brûlé tandis que je reste glacé ? Tu es lumineux, éclairant la voûte céleste, je suis opaque, me fondant dans un ciel glacial. Un Soleil d'or contre une Lune blanchâtre. Joie. Tristesse. Je suis le Dieu Lune, Sin, pourtant, je n'ai de cesse de réfléchir ta lumière, ne pouvant pas la créer par moi-même. La nuit, personne ne me regarde, tout le monde dort. Le jour, je disparais pendant que les hommes se lèvent, heureux de vivre sous le Soleil. On me voit si rarement, seulement pour les cérémonies... (il s'arrête un instant avant de reprendre plus lentement) Non, la Lune n'est pas la mort, ce n'est pas une fin, c'est le renouveau, la renaissance. Toi, Shamash, mon grand Dieu Soleil, tu n'es rien, non, tu n'es rien sans ton alter, sommes-nous si complémentaires ? Je ne le pense pas. Voilà pourquoi je te défie aujourd'hui au sommet de la montagne.

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