• Textes

    Textes

    «Le poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens.»
                                                                                                                                                                    Arthur Raimbaud

  • Le démon jaune - La sainte mayonnaise

    Sur une idée de Miss Louna (oui encore), voici un petit poème sans queue ni tête sur... De la mayonnaise. Oui, il m'a fallu dix minutes pour l'écrire. Humour quand tu nous tient !

    Je regarde mon âme de paillettes dans ce beau miroir. 
    C'est vraiment la fête, l'heure de gloire !
    Mon regard est plus brûlant que la braise 
    Dès que je vois de la mayonnaise.
    Le chemin pour l'avoir est un labyrinthe,
    Mais quel bonheur lorsqu'on l'étreinte.
    Un corps plus rare que l'or,
    Un teint qui se compare à l'aurore.
    Je deviens une licorne.
    Quelle jolie corne !
    Je refuse tout échange,
    J'accepte seulement vos louanges.
    La sainte mayonnaise est mon cœur,
    N'attendez plus, c'est l'heure !
    Que j'aime ce restaurateur !
    Un magnifique tournesol,
    Comment ça je suis folle ?
    Ne faîtes pas d'amalgame,
    Le mal doux et calme, c'est l'aspartame.
    Très loin d'être amaigrie,
    Car la mayonnaise, c'est la vie.
    Je suis une beauté fatale, 
    Ma passion est phénoménale !


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  • La jalousie céleste feat Miss Louna

    Je vous présente ce soir une petite collaboration avec Miss Louna réalisée en une soirée... Pour le plaisir. Cette fois-ci nous nous sommes attaquées à un genre théâtrale assez particulier, deux scénettes très courtes à la façon de l’Épopée de Gilgamesh, héros et roi akkadien. Pourquoi ? Tout simplement car nos deux protagonistes sont dieux akkadiens qui apparaissent dans cette épopée, Sin et son fils Shamash !

     

    Scène 1

    Les dieux akkadiens s'envient, Sin la Lune va sur le Mont Zagros pour s'exprimer face à cette situation délicate.

     

    Sin s'approche d'un miroir avant de se confronter à Shamash

    Encore une nouvelle journée, une journée que je ne pourrais toujours pas contempler, terrer dans l'obscurité lunaire. Mon teint blafard ne me quitte jamais, aussi blanc que la neige, aussi pâle qu'un mort. Je ne suis qu'une ombre, l'ombre du Soleil, du dieu Shamash. Ô toi, Roi Soleil (il pointe son compagnon) pourquoi as-tu dérobé ma lumière ? La tienne ne te suffisait-elle pas ? Faudrait-il que tu sois brûlé tandis que je reste glacé ? Tu es lumineux, éclairant la voûte céleste, je suis opaque, me fondant dans un ciel glacial. Un Soleil d'or contre une Lune blanchâtre. Joie. Tristesse. Je suis le Dieu Lune, Sin, pourtant, je n'ai de cesse de réfléchir ta lumière, ne pouvant pas la créer par moi-même. La nuit, personne ne me regarde, tout le monde dort. Le jour, je disparais pendant que les hommes se lèvent, heureux de vivre sous le Soleil. On me voit si rarement, seulement pour les cérémonies... (il s'arrête un instant avant de reprendre plus lentement) Non, la Lune n'est pas la mort, ce n'est pas une fin, c'est le renouveau, la renaissance. Toi, Shamash, mon grand Dieu Soleil, tu n'es rien, non, tu n'es rien sans ton alter, sommes-nous si complémentaires ? Je ne le pense pas. Voilà pourquoi je te défie aujourd'hui au sommet de la montagne.

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  • Réalité sylvestre - Contes septentrionaux
       Je vous présente le deuxième texte, ou plus précisément le deuxième incipit, des Contes septentrionaux, et cette fois-ci il sera plus long. L'histoire a débuté il y a deux ans, mais ne sort qu'aujourd'hui en prenant une nouvelle tournure plus dramatique.

        La lumière se reflétait sur la surface chatoyante de l'eau. On pouvait y apercevoir les pétales écarlates parsemés par la brise légère du printemps. Le ciel se couvrit de son manteau pourpre, peu à peu la fraîcheur s'installait dans la vallée.
       Andrea, le jeune renardeau, décida de sortir de son terrier afin d'explorer le monde coloré qui était enfin à sa portée. Ses petites pattes rousses se posèrent sur le sol encore humide, il entendait le bruissement des feuilles du chêne qui surplombait sa demeure, c'était un véritable petit tableau nocturne idyllique. Le renardeau s'enfonça peu à peu dans la forêt, découvrant mille et une sensations qui n'existaient pas dans le terrier en compagnie de sa mère. Pourquoi ne pouvait-il pas y sortir ? La forêt était si belle. La lune illuminait le sentier de fortune bordant le ruisseau étincelant, la lumière et l'obscurité jouaient inlassablement sous les yeux d'Andrea tandis qu'il continuait d'avancer.

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  • Quelque part, sous l'eau

       Me revoici avec un nouveau jet, un petit incipit assez rapide dont j'ignore s'il aura une suite. Probablement pas. *basileus (singulier masculin nominatif) / basileis (pluriel masculin nominatif) : terme provenant du grec ancien désignant un roi.

       Un petit poisson d'émeraude ondoyait par-delà les écumes septentrionales de la Baltique, lorsque l'aube entra dans sa léthargie traditionnelle, il décida de s'arrêter non loin d'un antre glacé, formé par d'antiques fjords. C'était une véritable merveille naturelle les reflets valsaient dans une courbe irisée verdoyante, passant d'un ocre chaud à un bleuté profond et froid. La voûte formait une étrange caverne aquatique qui s'enfonçait peu à peu dans les terres enneigées de la contrée. Cependant, le petit être n'y prêtait pas attention, en effet, celui-ci accaparé par une affaire urgente, devait avant tout chose se cacher des puissants, ces puissants *basileis des mers nordiques recherchaient une denrée sacrée, un joyau vivant. Le petit poisson connaissait les risques d'un tel voyage en possession du trésor, son avenir était trouble. Une ombre imposante passa au dessus de lui, un roi, un *basileus, tentait de retrouver sa trace. Il devait rester dans sa minuscule crevasse sombre. Une heure, deux heures, trois heures s'écoulèrent dans la caverne, tandis que la pluie drue frappaient contre les parois supérieures. Il ne pouvait pas en sortir, comment protéger son précieux chargement ? Ce n'est qu'au crépuscule que le poisson d'émeraude sorti de sa cachette de fortune, ainsi il serait dissimulé par la lumière nocturne de la Baltique, nageant parmi la faune et la flore aquatique. C'est alors que commença son premier et dernier voyage, annonçant la fin d'une ère.


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  • Parc Kruger, poème

       Ceci était un exercice scolaire qui commence à dater, venu tout droit de l'esprit détraqué de notre professeur de littérature de khâgne (et c'était un bon jour !). Il fallait réutiliser les mots d'un article pour composer un poème. À lire sur l'air de Michel Sardou, Les Lacs du Connemara.

    Nuit foncée mêlant
    Feux et clairières

    Ce matin-là
    En y repensant
    De sa première
    Résistance vers moi

    Des nuages en bois
    Qui tombent de douleur
    Le groupe de rangers
    A connu la peur
    Voici le parc de Kruger
    Et les Black Mambas

    En Novembre dernier
    Au temps des nouvelles
    Et naturelles
    Un feu j'ai senti
    Le matin qui veille
    Sur cette réserve

    Je n'avais jamais
    Vu auparavant
    Des braconniers
    Camps abandonnés
    Et du gaz poivré

    Je n'avais jamais
    Vécu cette odeur
    Les yeux de fierté
    Le jeune aveugle
    Avec stupeur
    Devint ranger

    Je n'avais jamais
    Pu les attraper
    Ni les menotter
    Le jeune s'est emparé
    S'est armé
    Et chargea

    Là-bas, Belinda Mzimba
    Un souvenir d'un ranger
    Là-bas, Belinda Mzimba
    En Afrique du Sud
    Elle patrouilla
    Dans la réserve de Kruger


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